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Pourquoi sommes-nous plus fatigués au printemps ?

  • Photo du rédacteur: meganemoulin
    meganemoulin
  • 26 avr.
  • 5 min de lecture

Ces dernières semaines, je me sens plus fatiguée que d’habitude.

Rien d’alarmant en soi (je n’ai pas pris de vacances depuis décembre, cela joue sûrement) mais en échangeant sur ce sujet avec mon entourage, je me rends compte que je ne suis pas la seule.

Beaucoup de personnes décrivent cette même sensation : un manque d’énergie, des réveils plus difficiles, une forme de lenteur alors même que les beaux jours reviennent.

 

C’est assez paradoxal car comme je le proposais dans mon article de mars , on associe souvent le printemps à un renouveau, à un regain d’énergie… et pourtant, le corps ne suit pas toujours immédiatement.

Lumière de printemps dans une chambre
Lumière de printemps dans une chambre


Je vous propose quelques pistes de réflexion sur le sujet et des conseils pour retrouver un peu d’énergie :


 




1.       Une question de rythme

Notre organisme est profondément lié à la lumière.

Pendant l’hiver, avec des journées plus courtes, il s’adapte naturellement en ralentissant. Le corps produit davantage de mélatonine (l’hormone du sommeil), ce qui favorise le repos, tandis que notre niveau d’énergie a tendance à diminuer légèrement. On peut se sentir plus lente, avoir besoin de se recentrer et de revenir au calme.

Changement d'heure
Changement d'heure

 

Puis le printemps arrive… et tout s’accélère.

La lumière change, les journées s’allongent, les sollicitations extérieures se font plus nombreuses. Biologiquement, cela vient stimuler d’autres hormones, notamment celles liées à l’éveil et à l’humeur.

Mais ce réajustement ne se fait pas instantanément.

Notre horloge interne a besoin de temps pour se synchroniser avec ce nouveau rythme. Pendant cette phase d’adaptation, il est fréquent de ressentir un décalage : des difficultés à se lever, une énergie irrégulière au fil de la journée, ou cette impression d’être un peu « à l’ouest » comme cela m’arrive souvent ces dernières semaines.

 


2.       Une période de transition… qui demande de l’adaptation

Le printemps n’est pas seulement une saison agréable, c’est aussi une période de transition.

Et toute transition, même positive, mobilise de l’énergie.

On sort progressivement de l’hiver, souvent plus calme, plus introspectif. Le corps et le mental se sont ajustés à un certain rythme, parfois plus lent, plus stable.


Avec les beaux jours, quelque chose se remet en mouvement. Il y a une envie de faire plus, de sortir davantage, de reprendre des projets, de se remettre en action. Ce mouvement peut être agréable, stimulant… mais il peut aussi créer une forme de décalage si notre énergie ne suit pas au même rythme.

Il arrive même que s’ajoute une pression discrète : celle d’aller bien, d’être dynamique, de profiter, simplement parce que la saison s’y prête.

Et quand ce n’est pas le cas, cela peut accentuer encore la sensation de fatigue.


 

3.       Le sommeil, souvent en première ligne

Ce que j’observe souvent chez moi comme chez les personnes que j’accompagne, c’est que le sommeil est l’un des premiers à être impacté par ce changement de saison.

Avec les journées qui s’allongent, nos habitudes se modifient presque naturellement. On se couche un peu plus tard, on prolonge les soirées, on est davantage exposés à la lumière en fin de journée.


Or, cette lumière envoie un signal direct à notre cerveau : celui de rester en éveil.

Résultat, l’endormissement peut devenir un peu plus long, le sommeil un peu plus léger, parfois plus fragmenté.

Sans forcément s’en rendre compte, la récupération est moins profonde.

Et c’est souvent de manière progressive que la fatigue s’installe : pas forcément intense, mais diffuse, persistante, parfois difficile à expliquer.


 

4.       Une fatigue qui a du sens

Cette fatigue n’est pas un dysfonctionnement.

Elle est souvent le signe que quelque chose est en train de s’ajuster. Que le corps cherche un nouvel équilibre, que le rythme évolue, ou simplement qu’un besoin de récupération est présent.

Dans une société où l’on valorise beaucoup l’énergie, l’efficacité, le fait d’être en forme, la fatigue est souvent perçue comme un problème à corriger.

Mais si on change légèrement de regard, elle peut devenir une information précieuse.

Elle peut nous inviter à ralentir un peu, à réajuster certaines habitudes, à porter attention à notre sommeil ou à notre niveau de sollicitation.

Et peut-être, simplement, à se poser cette question : De quoi ai-je besoin en ce moment ?

 

 

5.       Quelques conseils pour accompagner cette période

De mon côté, ces dernières semaines, j’ai essayé d’écouter un peu plus finement les signaux de mon corps.

Je me suis rendue compte que ma fatigue était plus présente à certains moments de la journée, et plutôt que de lutter contre, j’ai parfois choisi de m’accorder de vraies pauses. Entre deux séances, il m’est arrivé de faire une courte sieste, simplement pour récupérer un peu. Le week-end aussi, j’ai laissé de côté le réveil pour permettre à mon corps de se reposer davantage.

J’ai également repris une complémentation, notamment en magnésium, qui peut soutenir l’organisme dans les périodes de fatigue. Sans être une solution miracle, cela semble m’aider à retrouver un peu plus d’énergie.

Mais au-delà de ces ajustements, ce qui fait le plus de différence reste souvent assez simple : ralentir légèrement le rythme, s’exposer à la lumière naturelle en journée en allant marcher un peu, veiller à la qualité de son sommeil, et surtout accepter que l’énergie ne soit pas encore totalement alignée avec la saison.


 

6.       Et la sophrologie dans tout ça ?

La sophrologie peut aussi être un soutien intéressant si vous vous sentez fatigué, pas pour supprimer complètement ce ressenti, mais pour accompagner ce moment de transition.

Elle permet notamment de revenir à des sensations, de relâcher les tensions accumulées et de retrouver un état de calme plus propice à l’endormissement.

Quand le sommeil est plus apaisé, plus profond, l’énergie revient souvent plus naturellement.

C’est aussi une façon de se reconnecter à son propre rythme, plutôt que d’essayer de suivre celui imposé par l’extérieur ou par la saison.

 

Si vous en ressentez le besoin, vous pouvez prendre un court moment pour vous, maintenant ou plus tard dans la journée en réalisant cet exercice de respiration :

  • Installez-vous confortablement, les yeux fermés.

  • Prenez conscience de votre respiration, sans chercher à la modifier dans un premier temps.

  • Puis, doucement, allongez l’expiration : inspirez par le nez sur 4 temps, et laissez l’air sortir lentement par la bouche, comme un soupir (sur 6 temps ou plus si vous le souhaitez).

  • À chaque expiration, vous pouvez imaginer que vous relâchez un peu de fatigue, que vous laissez sortir les tensions et les cogitations.

  • Vous pouvez aussi porter votre attention sur votre corps : remarquez vos épaules qui s’abaissent, votre visage qui se détend, vos mâchoires qui se relâchent…

  • Continuez quelques instants en observant ce qu’il se passe en vous, sans rien forcer, en étant là, simplement.

 

 

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Se sentir fatigué au printemps est une expérience assez fréquente, même si elle peut sembler surprenante.

C’est souvent simplement le signe d’un corps qui s’adapte, d’un équilibre en train de se réajuster.

Et peut-être que, dans cette période, l’essentiel n’est pas de faire plus… mais de s’écouter un peu mieux.

 

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« La fatigue est une affaire d'âme… Une teinte appliquée sur le corps pour indiquer le climat intérieur. » Georges Cartier

 


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